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Défaut entretien d’embauche : lesquels citer et comment

Développement personnel

Books Go Team · Publié le · 7 min de lecture

Quel défaut entretien d’embauche citer quand on vous demande « quels sont vos défauts ? » Un défaut réel, sans conséquence sur le cœur du poste, que vous savez décrire en une phrase puis accompagner de ce que vous faites déjà pour le réduire. Voici comment le choisir, la formule en quatre temps pour l’énoncer, des phrases prêtes à adapter, les réponses à éviter et la façon dont le livre de Sylvestre Moulins aborde ce moment.

En bref :

  • Choisissez un défaut vrai et secondaire pour le poste.
  • Donnez un exemple concret.
  • Dites ce que vous faites pour progresser, puis revenez à vos atouts.
  • Évitez « je suis perfectionniste » et les réponses trop longues.
  • Une réponse courte, calme et préparée suffit.
Défaut entretien d’embauche : lesquels citer et comment
Dans cet article · 7 min de lecture
  1. Pourquoi on vous demande vos défauts
  2. Défaut entretien d’embauche : la formule en quatre étapes
  3. Comment choisir son défaut : trois filtres
  4. Des défauts et des phrases à adapter
  5. Les réponses à éviter
  6. Le dire avec calme : voix, regard, posture
  7. Une préparation en dix minutes
  8. Ce que le livre de Sylvestre Moulins apporte
  9. Quand demander de l’aide
  10. Questions fréquentes sur le défaut en entretien d’embauche
  11. Sources

Défaut entretien d’embauche : les quatre étapes d’une réponse, le fait, le contexte, l’action, le point actuel
Défaut entretien d’embauche : une réponse en quatre étapes

Pourquoi on vous demande vos défauts

La question n’est pas un piège. Selon Linking Talents (cabinet de recrutement, article de 2026), le recruteur cherche surtout à mesurer votre capacité d’introspection et votre maturité professionnelle : savez-vous identifier vos axes d’amélioration sans vous dévaloriser, et expliquer comment vous y travaillez ? Le même article précise que la question ne se pose pas systématiquement : un grand nombre de ses consultants en recrutement disent ne jamais l’avoir posée. Se préparer reste utile, mais vous n’avez pas à redouter ce moment à l’avance.

Meteojob ajoute deux motifs : jauger votre franchise et voir comment vous réagissez à une question un peu inconfortable. Autrement dit, la forme de la réponse compte autant que son contenu. Un défaut cité calmement, avec un exemple, rassure plus qu’un défaut caché derrière une qualité.

Défaut entretien d’embauche : la formule en quatre étapes

Une réponse tient en quatre phrases courtes. Gardez cet ordre, il évite de se perdre quand on est un peu stressé.

  1. Le fait. Nommez le défaut simplement, avec un « parfois » ou un « il m’arrive de » plutôt qu’un « toujours ».
  2. Le contexte. Donnez une situation réelle : une réunion, un projet, une période chargée.
  3. L’action. Dites ce que vous faites pour le réduire : une habitude, une formation, un outil, un retour demandé à vos collègues.
  4. Le point actuel. Terminez sur l’état des lieux, honnête, puis laissez le recruteur reprendre la parole.

Exemple : « Il m’arrive de vouloir tout vérifier moi-même (le fait). Sur mon dernier projet, cela m’a fait perdre du temps au lieu de confier une partie du travail (le contexte). J’ai donc commencé à répartir les tâches avec des points d’étape courts (l’action), et je progresse : je délègue plus tôt, même si cela reste un exercice (le point actuel). »

Cette réponse dure une vingtaine de secondes. Elle montre ce que les sources citées cherchent : de la lucidité et un début de solution.

Comment choisir son défaut : trois filtres

Avant de réciter une liste trouvée en ligne, passez vos candidats dans trois filtres.

Filtre La question à vous poser Exemple
Vrai Est-ce réellement un point sur lequel je travaille ? Une gêne à parler devant un grand groupe
Secondaire Cela empêcherait-il de faire l’essentiel du poste ? Pour une assistante de direction, éviter « je suis peu organisée »
Améliorable Puis-je décrire un moyen concret de progresser ? Un outil, un cours, un entraînement régulier

Meteojob recommande de partir d’une introspection sur vos comportements au travail et dans la vie personnelle, puis de demander à des proches ce qu’ils pensent de vous, sans leur montrer votre propre liste, pour recouper les réponses. Les défauts qui reviennent dans les deux listes sont les plus crédibles. Parmi les exemples que cite ce site figurent l’obstination, le besoin de contrôle, l’impatience, la timidité ou l’émotivité ; CVcrea ajoute la difficulté à déléguer et la prise de parole en public. Ce sont des repères : l’essentiel est que le défaut soit le vôtre.

Des défauts et des phrases à adapter

Voici quelques défauts fréquents, avec une formulation possible et ce qu’il faut vérifier avant de la choisir. Reformulez avec vos mots : une phrase apprise par cœur sonne faux.

Défaut Une formulation possible À vérifier
Parler en public « Parler devant un grand groupe me met mal à l’aise. Je prépare des mots-clés et je m’exerce en réunion d’équipe. » Le poste demande-t-il des présentations régulières ?
Difficulté à déléguer « J’ai tendance à tout contrôler. Je fixe maintenant des points d’étape courts et je confie une tâche entière. » Le poste implique-t-il d’encadrer ?
Dire non « Il m’est difficile de refuser une demande. J’apprends à demander quelle est la priorité avant de répondre. » Voir l’article sur savoir dire non
Impatience « Je supporte mal les délais qui traînent. Je note les échéances et je relance de façon régulière et polie. » Reste-t-elle compatible avec le travail en équipe ?
Outil ou logiciel peu maîtrisé « Je connais encore peu tel logiciel. Je suis un cours en ligne et je l’utilise chaque semaine. » L’outil est-il central pour le poste ?

Le dernier exemple est le plus simple à défendre, car le progrès se mesure. C’est aussi le conseil du livre dont nous parlons plus bas : citer comme point faible une compétence technique que l’on peut apprendre.

Les réponses à éviter

  • « Je suis perfectionniste » ou « je travaille trop ». Meteojob place « perfectionniste » en tête des réponses dont les recruteurs sont lassés, et Linking Talents note que ce « défaut qualité » ne suffit plus. Le piège est de présenter une qualité comme un défaut : la réponse paraît évasive.
  • Un défaut rédhibitoire pour le poste. Meteojob donne l’exemple d’une assistante de direction qui avouerait ne pas être organisée. Relisez l’annonce pour repérer ce qui est central.
  • Un adjectif extrême. Meteojob déconseille des mots comme « têtu » ou « rancunier » : ils décrivent un caractère entier plutôt qu’une habitude sur laquelle on peut agir.
  • Une liste de dix défauts. Un ou deux, bien expliqués, valent mieux qu’un inventaire.
  • Dire « je n’en ai pas ». Cette réponse laisse supposer un manque de recul.

Le dire avec calme : voix, regard, posture

Le contenu ne fait pas tout. Une même phrase passe très différemment selon le ton. Quelques repères simples :

  • Parlez à votre rythme habituel, avec une voix posée. Les pauses de deux ou trois secondes sont normales à l’oral.
  • Ne vous excusez pas : énoncez le défaut comme un constat, pas comme un aveu.
  • Gardez le regard sur votre interlocuteur et les mains visibles, par exemple posées sur la table.
  • Terminez la phrase et arrêtez-vous. Ne comblez pas le silence qui suit.

Une préparation en dix minutes

  1. Écrivez trois défauts réels, sans les filtrer.
  2. Barrez ceux qui touchent le cœur du poste, d’après l’annonce.
  3. Demandez à une personne de confiance de nommer deux points à améliorer chez vous, sans lui montrer votre liste, puis comparez.
  4. Choisissez le défaut qui reste et écrivez les quatre phrases (le fait, le contexte, l’action, le point actuel).
  5. Dites-les à voix haute en vous chronométrant : visez une vingtaine de secondes. Enregistrez-vous une fois et réécoutez.

Ce que le livre de Sylvestre Moulins apporte

Dans « Rhétorique, Communication Assertive et Écoute Active », Sylvestre Moulins consacre l’une de ses dix situations de la vie quotidienne à l’entretien d’embauche. On y trouve des conseils sur la poignée de main, une tenue neutre et adaptée à la culture de l’entreprise, les mains posées sur la table, l’importance de mettre en avant ses compétences relationnelles, l’idée de se renseigner à l’avance sur l’entreprise et celle de ne pas parler salaire ou congés trop tôt. À propos des points faibles, le livre suggère de citer une compétence technique qui s’apprend.

Il ne s’agit pas d’un guide spécialisé sur la question des défauts : les chapitres sur l’expression, l’écoute et l’assertivité sont là pour vous aider à parler de vous avec simplicité, pas pour fournir des réponses toutes faites. Une version audio existe aussi.

Pour d’autres idées de préparation, voir l’article sur la peur de parler en public, la page Books Go Publications en français et le blog.

Quand demander de l’aide

Si la peur de l’entretien vous empêche de postuler, vous coupe la parole ou revient sous forme d’angoisse forte, parlez-en à un conseiller en évolution professionnelle, à un médecin ou à un psychologue. Un accompagnement peut vous aider à avancer à votre rythme. Le livre ne traite pas de situations cliniques.

Questions fréquentes sur le défaut en entretien d’embauche

Faut-il toujours citer un défaut ?

Si la question est posée, oui : dire « je n’en ai pas » donne l’impression d’un manque de recul. Elle n’est cependant pas posée à tous les entretiens, d’après Linking Talents.

Combien de défauts faut-il citer ?

Citez le nombre demandé. Sans consigne, un ou deux défauts bien expliqués suffisent.

« Je suis perfectionniste » est-il un bon défaut ?

Selon Meteojob, les recruteurs en sont lassés, car elle sert souvent à éviter de répondre sincèrement. Si c’est vraiment votre cas, décrivez la situation précise où cela vous pose problème et ce que vous faites pour y remédier.

Peut-on parler d’un défaut lié au poste ?

Évitez-le s’il touche l’essentiel du travail. Choisissez plutôt un défaut secondaire, ou une compétence technique que vous êtes en train d’acquérir.

Que répondre à « quelle est votre plus grande faiblesse ? »

Même démarche que pour les défauts : un fait, un exemple, une action, puis un point d’étape. La formulation change, pas la méthode.

Comment ne pas paraître nerveux en le disant ?

Préparez votre phrase, dites-la à voix haute plusieurs fois et respirez avant de répondre. Une pause courte avant de parler est naturelle.

Sources