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Crise de colère enfant : que faire avant, pendant, après

Enfants

Books Go Team · Publié le · 9 min de lecture

Face à une crise de colère enfant de 5 ans, le plan le plus utile tient en trois temps : prévenir ce qui peut l’être avant l’orage, rester calme et assurer la sécurité de chacun pendant la crise, puis renouer le contact une fois qu’elle est passée. Les crises sont moins fréquentes qu’à deux ou trois ans, mais elles restent un signe normal : les émotions fortes dépassent encore les capacités d’un jeune enfant. Voici les étapes, les phrases à utiliser et les signes qui invitent à demander l’avis d’un professionnel.

En bref :

  • Avant : soignez le sommeil, les repas et les transitions.
  • Pendant : restez calme, protégez votre enfant, parlez peu, ne cédez pas.
  • Après : un câlin et des mots sur l’émotion.
  • Cherchez ensemble une meilleure façon de faire.
  • Crises très fréquentes, violentes ou longues : parlez-en au médecin.
Crise de colère enfant : que faire avant, pendant, après
Dans cet article · 9 min de lecture
  1. Pourquoi une crise de colère enfant de 5 ans arrive encore
  2. Avant la crise : comment la rendre moins probable
  3. Pendant la crise : quoi faire, étape par étape
  4. Après la crise : réparer et apprendre
  5. Où un livre peut aider
  6. Faire tenir le plan
  7. Quand consulter un médecin
  8. Questions fréquentes
  9. Sources

Crise de colère enfant de 5 ans : que faire avant, pendant et après, en trois étapes
Avant, pendant, après : un plan simple pour les crises de colère

Les sources médicales s’accordent : les crises diminuent avec l’âge. L’encyclopédie MedlinePlus explique que les enfants de 3 à 5 ans continuent d’en avoir, moins souvent, et qu’après 5 ans elles deviennent rares (MedlinePlus, révisé en 2025, en espagnol). Le guide Naître et grandir précise de son côté qu’un enfant plus grand peut encore, à l’occasion, faire des crises, et que c’est normal. Si votre enfant en fait encore, vous n’êtes pas seul, et vous n’avez rien fait de travers.

Pourquoi une crise de colère enfant de 5 ans arrive encore

Une crise n’est ni un caprice calculé ni un défaut de caractère. Selon Naître et grandir, il y a toujours un élément déclencheur, parfois difficile à repérer, et la colère est souvent une façon d’exprimer un besoin non comblé (Naître et grandir). L’enfant n’a pas encore toutes les compétences pour comprendre et exprimer ses émotions.

À cet âge, les déclencheurs fréquents sont :

  • La fatigue ou la faim. MedlinePlus rappelle qu’être fatigué, affamé ou malade peut aggraver les crises ou les rendre plus fréquentes.
  • Les transitions. Quitter un jeu, éteindre l’écran, partir à l’école, aller au lit.
  • La déception. Perdre à un jeu, entendre « non », un projet qui change.
  • Les émotions sans les mots. À 5 ans, l’enfant connaît beaucoup de mots, mais la frustration monte plus vite que la phrase.
  • Le stress. Un changement de routine, l’arrivée d’un petit frère ou d’une petite sœur, un conflit à l’école.

Repérer le déclencheur aide à choisir la bonne réponse : une collation, du repos, un avertissement ou un coup de main pour nommer l’émotion.

Avant la crise : comment la rendre moins probable

Vous ne pourrez pas éviter toutes les crises, mais quelques habitudes en réduisent le nombre :

  1. Protéger le sommeil et les repas. Nemours KidsHealth indique qu’un sommeil suffisant peut réduire nettement les crises, et qu’il vaut mieux éviter les courses quand l’enfant est fatigué ou a faim (KidsHealth, en anglais).
  2. Prévenir à l’avance. « Encore cinq minutes, puis on éteint la tablette. » Un minuteur visible aide.
  3. Offrir de petits choix. « Tu te brosses les dents avant ou après le bain ? » Le choix donne un peu de contrôle sans changer la règle. Ne proposez un choix que s’il existe vraiment.
  4. Choisir ses combats. Les règles de sécurité ne bougent pas. La couleur des chaussettes, si.
  5. Remarquer ce qui va bien. Dites précisément ce qui s’est bien passé : « Tu as attendu ton tour. » Un compliment précis vaut mieux qu’un « bravo » général.
  6. Enseigner un outil de calme quand tout va bien. Un signal à trois couleurs fonctionne bien : rouge, je m’arrête et je respire ; orange, je réfléchis ; vert, je choisis et j’agis. Entraînez-vous par le jeu, un après-midi tranquille, pour que ces mots soient familiers quand l’émotion monte.
  7. Garder des règles constantes. Naître et grandir insiste sur des règles claires et cohérentes, ainsi que sur un moment de qualité chaque jour avec l’enfant, par exemple une histoire, une promenade ou un puzzle.

Pendant la crise : quoi faire, étape par étape

Quand la crise éclate, le but n’est ni de gagner ni de faire la morale. Il s’agit d’assurer la sécurité et d’aider l’enfant à redescendre. Naître et grandir recommande de rester calme et de maîtriser ses propres émotions, ce qui peut aider à mettre fin à la crise.

  1. Vérifiez d’abord la sécurité. Écartez les objets. Si l’enfant risque de se blesser ou de blesser quelqu’un, emmenez-le dans un endroit calme et sûr.
  2. Respirez, baissez la voix. Une respiration lente pour vous, une voix douce pour lui. Évitez de crier ou d’employer un langage agressif.
  3. Parlez très peu. En pleine tempête, les longues explications ne passent pas. Naître et grandir prévient que si vous tentez de raisonner l’enfant, la crise risque de durer plus longtemps. Une phrase courte suffit : « Je vois que tu es très en colère. Je suis là. »
  4. Proposez un endroit calme. Invitez l’enfant à se retirer dans un coin tranquille, et proposez de rester près de lui. C’est un lieu pour se calmer, jamais une punition.
  5. Tenez bon, avec douceur. Si la réponse était non, elle reste non. KidsHealth précise qu’il ne faut pas récompenser la crise en cédant.
  6. Attendez que ça passe. Restez à proximité et concentrez-vous sur votre propre calme. On peut ignorer le comportement sans ignorer l’enfant.
  7. Pas de coups, pas d’humiliation. MedlinePlus est clair : crier ou frapper l’enfant ne fait qu’empirer les choses.

Si l’enfant frappe ou lance des insultes, Naître et grandir conseille de dire que ce comportement n’est pas accepté, de vous éloigner et, plus tard, de demander un geste de réparation.

Quoi dire, quoi éviter

Plutôt que Essayez
« Arrête de pleurer tout de suite ! » « Je vois que c’est très difficile. Je suis là. »
« Tu fais ton bébé. » « Tu as une grosse émotion. On respire ensemble ? »
« Si tu continues, plus de dessert pendant une semaine. » « Quand tu seras calme, on en reparlera. »
De longues explications en pleine crise Une phrase courte, puis attendre
Céder pour faire cesser le bruit « La réponse reste non. Je reste avec toi. »

Si la crise a lieu en public, emmenez calmement l’enfant dans un endroit tranquille, comme la voiture, et protégez-le jusqu’à ce que ça passe. Ignorez les regards : la plupart des parents sont déjà passés par là.

Après la crise : réparer et apprendre

Quand l’enfant est calme, la seconde moitié du travail commence. Naître et grandir conseille de rester calme, de laisser du temps à l’enfant, de lui dire qu’on l’aime même après une crise et d’en parler seulement lorsqu’il est prêt.

Quelques minutes suffisent :

  • Renouer. Un câlin, un verre d’eau, un moment tranquille. Les enfants ont souvent honte après une crise et ont besoin d’entendre qu’ils sont aimés quoi qu’il arrive.
  • Nommer l’émotion. « Tu étais en colère parce qu’on devait quitter le parc. »
  • Questionner plutôt que sermonner. « Comment te sens-tu maintenant ? » puis « Qu’est-ce qui pourrait t’aider la prochaine fois ? »
  • Réparer si besoin. Si quelque chose est cassé ou si quelqu’un a été blessé, un petit geste de réparation, comme refaire un dessin ou ranger ensemble, vaut mieux qu’une punition.
  • S’exercer. Une respiration, le signal des trois couleurs, un passage par le coin calme.

Valorisez aussi le retour au calme : « J’ai vu comme tu as réussi à te calmer. C’était difficile. »

Un plan de famille sur une page

Écrivez-le avec votre enfant un jour tranquille et affichez-le sur le frigo :

  1. Quels sont mes trois premiers signes quand je me fâche ? (poings serrés, voix forte, pieds qui tapent)
  2. Que puis-je faire quand je les remarque ? (trois respirations du ventre, demander un câlin, aller au coin calme)
  3. Que feront les adultes ? (rester calmes, parler doucement, nous protéger)
  4. Que se passe-t-il après ? (on en parle, on répare, on reprend le cours de la journée)

Où un livre peut aider

Si, face à une crise de colère enfant, vous souhaitez une collection plus large d’activités, deux livres de Magda Pabst s’adressent aux parents et aux enseignants d’enfants de 3 à 12 ans. « 100 Activités pour Mieux Gérer la Colère des Enfants de 3 à 12 Ans » réunit des histoires, des jeux, des stratégies de calme, des exercices de respiration et de pleine conscience, ainsi qu’un chapitre de dix stratégies pour les crises de colère aiguës. « 100 Façons d’Assister les Enfants Atteints de TDAH et de TDA » propose des techniques comme le feu tricolore (stop, réfléchir, agir), la validation des émotions, qui accepte le sentiment tout en séparant l’émotion du comportement, et un coin calme avec des règles claires.

Ce sont des compagnons pratiques, pas des outils médicaux, et ils ne remplacent pas l’avis d’un professionnel. Les encadrés de cette page présentent les titres de Books Go pour les enfants.

Faire tenir le plan

  • Soyez constant. Des règles identiques chaque jour rassurent l’enfant, même s’il proteste.
  • Prévoyez de la répétition. Les habitudes changent lentement. Naître et grandir rappelle que les crises n’arrêtent pas du jour au lendemain.
  • Prenez soin de vous. Si vous sentez la colère monter, vous pouvez dire : « J’ai besoin d’un moment pour me calmer, moi aussi », et respirer.
  • Partagez le plan. Enseignants, grands-parents et baby-sitters peuvent employer les mêmes mots et le même coin calme.

Pour aller plus loin, lisez nos articles sur les activités pour enfants TDAH et sur l’aménagement d’un coin calme à la maison. Retrouvez d’autres guides pour les parents sur le blog Books Go et les autres titres sur la page d’accueil de Books Go Publications.

Quand consulter un médecin

Une crise de colère enfant n’est le plus souvent pas inquiétante et s’arrête d’elle-même à mesure que l’enfant gagne en maîtrise. Parlez toutefois à son médecin dans les cas suivants :

  • les crises s’aggravent ou restent fréquentes après 5 ans (recommandation de l’Académie américaine de pédiatrie citée par MedlinePlus) ;
  • l’enfant se blesse, blesse les autres ou détruit des objets pendant les crises ;
  • l’enfant retient sa respiration, surtout s’il perd connaissance ;
  • les crises durent plus de 15 minutes environ ou se répètent plusieurs fois par jour (MSD Manuals, 2025, en allemand) ;
  • il a aussi des cauchemars, des maux de ventre ou de tête, de l’anxiété, des difficultés à manger ou à dormir, ou il s’accroche beaucoup plus qu’avant ;
  • vous vous sentez souvent en colère ou dépassé, ou vous cédez sans cesse pour éviter les crises.

KidsHealth ajoute qu’un médecin peut aussi chercher des problèmes qui peuvent contribuer aux crises, comme des difficultés d’audition ou de vision, un retard de langage ou un trouble des apprentissages. Si l’attention, l’agitation ou l’impulsivité posent problème à la maison et à l’école depuis des mois, parlez-en aussi. Et si vous craignez de réagir par une punition physique, demandez de l’aide : c’est une preuve de soin, pas de faiblesse. Le premier professionnel à consulter est généralement le pédiatre ou le médecin de l’enfant.

Questions fréquentes

Les crises de colère sont-elles normales à 5 ans ?

Elles peuvent l’être. Les sources médicales décrivent les crises comme plus fréquentes chez les tout-petits, de moins en moins fréquentes entre 3 et 5 ans, puis rares après. Un enfant de 5 ans qui en fait encore reste dans la normale, surtout s’il est fatigué, affamé ou stressé.

Que faire pendant une crise de colère ?

Restez calme, protégez votre enfant, parlez peu et ne cédez pas à la demande. Proposez un endroit tranquille et restez près de lui. Parlez de ce qui s’est passé seulement quand il est calme.

Faut-il ignorer une crise ?

Cela dépend de la cause. Si l’enfant est fatigué ou a faim, il a besoin de repos ou d’une collation. Si la crise vise à obtenir de l’attention et qu’il ne risque rien, rester calme sans réagir à l’éclat peut aider. Ignorez le comportement, jamais l’enfant, et renouez le contact ensuite.

Le retrait dans un coin calme est-il une punition ?

Il ne doit pas l’être. Un lieu que l’enfant peut choisir pour se calmer est plus utile qu’une sanction. Présenté comme un espace pour se poser, il enseigne une compétence.

Combien de temps dure une crise ?

La plupart passent en quelques minutes. Une crise qui dure régulièrement plus de 15 minutes environ, ou qui revient plusieurs fois par jour, mérite d’en parler à un médecin.

Une crise de colère peut-elle cacher un problème ?

Rarement. Il arrive que des crises fréquentes ou intenses soient liées à des difficultés de santé, de langage, d’attention ou d’émotions. Un médecin ou un psychologue de l’enfant peut faire le point et proposer un soutien.

Sources

Cet article est fourni à titre d’information générale et ne remplace pas l’avis d’un médecin, d’un diététicien ou d’un autre professionnel qualifié.