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Prendre la parole en public : 6 étapes et un plan prêt

Développement personnel

Books Go Team · Publié le · 8 min de lecture

Pour prendre la parole en public avec aisance, quatre choses se travaillent : un message clair, un plan simple, une répétition à voix haute et une prestation posée. Vous n’avez pas besoin d’un don particulier, ni d’apprendre un texte par cœur. Vous trouverez ci-dessous six étapes, un plan prêt à l’emploi pour une intervention de cinq minutes, une liste de contrôle pour les dernières 48 heures et ce que le livre de Sylvestre Moulins peut vous apporter en plus.

En bref :

  • Construisez l’intervention autour d’un message que vous pouvez dire en une phrase.
  • Prévoyez trois temps : une accroche, deux ou trois points, une conclusion.
  • Parlez à partir de mots-clés plutôt que d’un texte, et répétez à voix haute.
  • Faites des pauses voulues et cherchez quelques regards bienveillants.
  • Repérez la salle et testez le matériel avant de commencer.
Prendre la parole en public : 6 étapes et un plan prêt
Dans cet article · 8 min de lecture
  1. Ce que demande vraiment une prise de parole
  2. Prendre la parole en public : 6 étapes
  3. Un plan prêt à l’emploi pour cinq minutes
  4. La prestation : voix, pauses, regard et corps
  5. Les dernières 48 heures : une liste de contrôle
  6. Où le livre trouve sa place
  7. Quand demander l’aide d’un professionnel
  8. Questions fréquentes sur la prise de parole en public
  9. Sources

Prendre la parole en public en quatre temps : préparer, structurer, répéter, présenter
Prendre la parole en public : quatre temps, de la préparation à la prestation

Ce que demande vraiment une prise de parole

Une intervention n’est pas un texte lu à voix haute. C’est une conversation dans laquelle vous parlez presque seul, et le public décide en quelques secondes si cela vaut la peine de vous suivre. Cela veut dire que l’essentiel du travail se fait avant de vous lever : savoir à qui vous vous adressez, ce que ces personnes savent déjà et ce que vous voulez qu’elles retiennent.

Le site Rekrute conseille ainsi de faire une petite enquête sur votre public : son état d’esprit, ses sujets sensibles, ses centres d’intérêt (Rekrute, conseils carrière). Un orateur qui sait quelle idée le public doit emporter a déjà résolu la moitié du problème. Le reste est une affaire de forme (le plan), de son (la voix et les pauses) et d’entraînement.

Qu’il s’agisse d’une présentation au travail, d’un exposé, d’un toast ou d’une courte intervention en réunion, la méthode est la même. Seules la durée et le degré de formalité changent.

Prendre la parole en public : 6 étapes

  1. Partez du public et d’un seul message. Écrivez une phrase qui commence par « Après mon intervention, ils sauront… ». Si vous ne pouvez pas résumer votre propos en une phrase, il n’est pas encore prêt.
  2. Construisez trois temps. Le blog Sherpas recommande un plan en trois temps : introduction, développement, conclusion, en adaptant le contenu au niveau du public (Sherpas, présentation orale). Pour une intervention courte, deux ou trois points suffisent. Annoncez très tôt où vous allez, puis balisez : « premièrement », « deuxièmement », « troisièmement ».
  3. Soignez l’accroche. Sherpas insiste sur une accroche qui capte l’attention dès les premières secondes, et les questions rhétoriques aident à dynamiser le discours. Une courte anecdote, un chiffre surprenant ou une question directe fonctionnent bien. Rédigez la première phrase mot pour mot : c’est celle qui vous inquiétera le plus.
  4. Préparez des mots-clés, pas un script. La Libre conseille de maîtriser votre sujet en vous appuyant, si besoin, sur des mots-clés, des gestes, des objets ou des supports, et souligne que la maîtrise du sujet accentue la confiance en soi (La Libre). Cinq ou six mots sur une fiche suffisent souvent. Apprendre un texte mot à mot est risqué : un trou de mémoire suffit à vous faire perdre le fil.
  5. Allégez vos diapositives. Rekrute recommande de se limiter à trois messages par feuille ou par diapositive et de privilégier l’image aux mots. Sherpas ajoute que chaque visuel doit transmettre un message clair. Évitez de tourner le dos au public pour lire l’écran.
  6. Répétez à voix haute, chronomètre en main. La Libre conseille de répéter devant un miroir, puis devant un proche qui critiquera le fond et la forme. Sherpas suggère de noter les retours pour améliorer la prestation. Posez des questions précises (« À quel moment ai-je perdu votre attention ? ») plutôt que « Alors, tu en penses quoi ? ».

Un plan prêt à l’emploi pour cinq minutes

Beaucoup de guides disent « structurez votre intervention » sans montrer à quoi cela ressemble. Voici un plan à copier et à adapter. À titre de repère, Toastmasters estime que trois pages de texte à double interligne se disent en cinq minutes environ (Toastmasters International, en anglais) : cinq minutes sont donc une première durée réaliste.

Partie Durée Ce que vous faites Une phrase à adapter
Accroche 0:00–0:30 Une question, une courte histoire ou un fait surprenant « Qui n’a jamais perdu une heure dans une réunion qui aurait pu être un e-mail ? »
Message 0:30–1:00 Votre idée principale en une phrase, et le programme « Aujourd’hui, je vous propose trois changements qui nous font gagner du temps. »
Point 1 1:00–2:00 Une idée, un exemple « D’abord, nous raccourcissons la réunion hebdomadaire. Voici ce qui s’est passé le mois dernier. »
Point 2 2:00–3:00 Une idée, un exemple « Ensuite, nous écrivons les décisions. Voici à quoi cela ressemble. »
Point 3 3:00–4:00 Une idée, un exemple « Enfin, nous demandons les questions à l’avance. »
Conclusion 4:00–5:00 Reprendre le message avec d’autres mots, puis une prochaine étape claire « Retenez ceci : des réunions plus courtes, des décisions écrites. Commencez cette semaine. »

Deux détails font la différence. D’abord, gardez de la place pour les pauses : elles allongent la durée totale, et il vaut mieux couper un point que parler plus vite. Ensuite, prévoyez un ou deux moments pour faire participer le public, par exemple une question à main levée, sans les forcer.

La prestation : voix, pauses, regard et corps

Votre préparation atteint le public par votre voix et votre présence. Quelques habitudes aident particulièrement.

  • Variez le rythme. Sherpas recommande de varier le ton de la voix et de faire des pauses stratégiques. Une voix monotone fatigue plus vite qu’un orateur qui change de tempo.
  • Faites une pause après la phrase importante. Quelques secondes de silence vous paraissent longues ; pour le public, elles ressemblent à de la ponctuation. Elles remplacent aussi les « euh » et les « donc ».
  • Regardez les gens, pas vos notes. Sherpas conseille de balayer la salle du regard plutôt que de fixer ses notes ou son écran. La Libre propose de repérer une personne qui vous rassure et de la regarder, sans ne regarder qu’elle. Rekrute suggère, une fois au pupitre, de parcourir la salle : fond, haut et bas, côtés, puis centre.
  • Utilisez les gestes avec modération. Sherpas recommande de se tenir droit, pieds légèrement écartés, mains visibles, et d’utiliser les gestes pour accentuer certains points.
  • Respirez avant de commencer. Prenez une respiration lente, regardez la salle, puis dites votre première phrase. Si vous perdez le fil, faites une pause, respirez et reprenez à votre dernier mot-clé.

Les dernières 48 heures : une liste de contrôle

  • Redites l’intervention une dernière fois à voix haute, debout, de l’accroche à la dernière phrase.
  • Comparez la durée avec le temps dont vous disposez et coupez l’accessoire.
  • Préparez des fiches avec cinq ou six mots-clés et la première phrase rédigée en entier.
  • Repérez la salle à l’avance : La Libre suggère d’y aller quelques dizaines de minutes, voire quelques heures avant, si possible. Testez le matériel et prévoyez un plan B (par exemple vos diapositives sur une clé).
  • Préparez les réponses à deux ou trois questions probables.
  • Buvez de l’eau, dormez et mangez léger : le meilleur atout est un orateur reposé.

Où le livre trouve sa place

Books Go Publications publie un vaste manuel de communication au quotidien : Sylvestre Moulins y signe Rhétorique, Communication Assertive et Écoute Active. Un chapitre entier est consacré à l’art oratoire et à la prise de parole en public. Il réunit seize conseils, parmi lesquels ouvrir de façon originale, parler naturellement à partir de mots-clés, interagir avec le public, s’adapter à ceux qui écoutent, garder des diapositives sobres et surtout visuelles, s’entraîner chez soi, respirer, faire des pauses, bouger un peu, utiliser l’humour et regarder l’avant-dernière rangée. D’autres chapitres traitent du langage corporel, de l’écoute active et de l’assertivité, qui nourrissent les mêmes compétences.

C’est un manuel général, pas une formation à la prise de parole, ni un livre sur l’anxiété ou la thérapie. Si vous voulez un point d’appui pour passer de la conversation quotidienne à une intervention professionnelle, il offre un cadre clair et des exercices à faire seul. Une version audio existe aussi.

Si le trac est votre principal obstacle, commencez par notre article sur la peur de parler en public. Pour la partie relationnelle, lisez l’écoute active et le langage corporel. Retrouvez les autres titres de Books Go Publications et d’autres idées pratiques sur le blog Books Go.

Quand demander l’aide d’un professionnel

Être nerveux avant une intervention est normal. Parlez-en à un médecin ou à un psychologue si la peur dure depuis des mois, vous fait éviter des réunions, des cours ou des occasions qui comptent pour vous, ou s’accompagne de symptômes très intenses : cœur qui s’emballe, difficulté à respirer, sensation de malaise. Un coach ou un groupe d’entraînement peut aider pour la technique ; un professionnel peut aider quand la peur elle-même est le problème. Si vous êtes en détresse, vous pouvez trouver une ligne d’écoute dans l’annuaire international Find a Helpline.

Questions fréquentes sur la prise de parole en public

Comment commencer un discours ?

Commencez par l’une de ces quatre options : une courte histoire, un fait surprenant, une question directe ou un moment de participation. Rédigez la première phrase en entier et faites une pause avant de la dire. Une bonne accroche annonce aussi le sujet.

Quelle durée prévoir pour une intervention ?

Celle que votre créneau permet, et souvent un peu moins. Comme repère, trois pages à double interligne se disent en cinq minutes environ, et les pauses ajoutent du temps. Répétez avec un chronomètre et coupez plutôt que de parler plus vite.

Faut-il apprendre son texte par cœur ?

En général non. Un texte appris mot à mot peut s’effondrer au premier trou de mémoire et sonne souvent plat. Des mots-clés et des première et dernière phrases bien répétées donnent une structure tout en gardant le naturel.

Que faire de ses mains ?

Laissez-les illustrer ce que vous dites : une taille, une forme, une direction, une émotion. Quand vous ne faites pas de geste, laissez-les au repos le long du corps. Évitez de croiser les bras ou de tenir un objet que vous risquez de tripoter.

Comment éviter les « euh » ?

Remplacez le mot parasite par une courte pause. Enregistrer une répétition vous aide à mesurer sa fréquence. Vous ne le supprimerez que rarement tout à fait, et quelques « euh » ne gâchent pas une bonne intervention.

Combien de diapositives prévoir ?

Aussi peu que nécessaire pour montrer ce que votre voix ne peut pas montrer. Préparez d’abord l’intervention sans diapositives, puis ajoutez seulement celles qui portent une image, un graphique ou un chiffre clé. Le texte d’une diapositive doit se lire d’un coup d’œil, depuis le fond de la salle.

Que faire si j’oublie ce que je voulais dire ?

Arrêtez-vous, respirez et regardez votre prochain mot-clé, ou répétez votre dernière phrase. Quelques secondes de silence vous semblent longues et passent presque inaperçues du public. Puis poursuivez.

Sources